Énergie : un nouveau contrat fixe peut désormais coûter presque 1 000 € de plus par an
Les ménages qui souhaitent aujourd’hui signer un nouveau contrat fixe de gaz et d’électricité font face à des tarifs beaucoup plus élevés qu’au printemps. Selon l’analyse d’octobre de Testachats, pour une consommation moyenne en Flandre, la différence atteint environ 269 € par an pour l’électricité et 684 € pour le gaz par rapport aux tarifs d’avril.
Après plusieurs mois de hausse, les contrats fixes d’énergie ont encore augmenté en octobre.
Testachats a analysé les nouvelles cartes tarifaires publiées par les fournisseurs.
Le constat est clair : les ménages qui veulent aujourd’hui bloquer leur prix pendant une période déterminée doivent accepter des tarifs nettement plus élevés que quelques mois auparavant.
En Flandre : environ 269 € de plus pour l’électricité
Pour un ménage disposant d’une consommation moyenne, le coût annuel d’un nouveau contrat fixe d’électricité est désormais environ 269 € plus élevé qu’en avril.
La hausse ne concerne donc pas quelques euros sur l’année.
Elle représente déjà plusieurs dizaines d’euros supplémentaires lorsqu’on la répartit sur les mois.
Le gaz pèse encore davantage
La différence est beaucoup plus importante pour le gaz naturel.
Toujours pour une consommation moyenne en Flandre, Testachats estime le surcoût annuel à environ 684 € par rapport aux tarifs fixes disponibles en avril.
En Wallonie, la tendance est presque identique
Testachats observe également une forte hausse des tarifs fixes en Wallonie.
Par rapport à avril, un contrat fixe d’électricité représente environ 275 € de plus par an pour une consommation moyenne de 3 500 kWh.
Pour le gaz, avec une consommation moyenne de 17 000 kWh, la différence atteint environ 675 € par an.
L’ordre de grandeur est donc très proche de celui observé en Flandre.
Les nouveaux prix d’octobre ont encore augmenté par rapport à septembre
La hausse n’est pas seulement visible par rapport au printemps.
En Wallonie, le prix moyen des contrats fixes d’électricité a encore augmenté d’environ 11 % entre septembre et octobre.
Le gaz fixe a progressé d’environ 7 %.
En Flandre, la hausse mensuelle moyenne de l’électricité fixe atteignait environ 9 %.
Mais tous les fournisseurs n’ont pas augmenté de la même manière
C’est l’un des éléments les plus importants de l’analyse.
Deux contrats fixes destinés au même profil de ménage peuvent aujourd’hui présenter des prix très différents.
En Wallonie, Testachats relève plus de 410 € de différence annuelle entre le contrat fixe d’électricité le moins cher et le plus cher.
Pour le gaz, l’écart dépasse 480 €.
Comparer le fournisseur devient donc crucial
Le mot « fixe » ne signifie pas qu’un fournisseur propose le même prix qu’un autre.
Chaque entreprise fixe ses propres conditions commerciales et son propre prix de l’énergie.
Certains tarifs augmentent fortement, tandis que d’autres restent plus stables.
Changer de contrat sans comparer peut donc coûter plusieurs centaines d’euros sur une année.
Vous avez déjà un ancien contrat fixe avantageux ? Testachats conseille de ne pas l’abandonner trop vite
Pour les personnes disposant encore d’un contrat fixe conclu lorsque les tarifs étaient plus bas, la situation est très différente.
Testachats recommande aux consommateurs ayant un contrat fixe datant de mars 2026 ou d’avant de le conserver, car les nouveaux contrats proposés aujourd’hui sont nettement plus chers.
Résilier un ancien contrat intéressant pour signer un nouveau fixe pourrait donc être une mauvaise opération.
Le contrat variable fonctionne différemment
Dans un contrat variable, le prix évolue selon une formule liée aux marchés de l’énergie.
Le ménage ne bloque donc pas son tarif pour toute la durée du contrat.
Cela signifie qu’il peut profiter d’une future baisse, mais qu’il reste également exposé à une nouvelle hausse.
Le contrat fixe offre davantage de visibilité, mais cette sécurité peut coûter plus cher lorsque les fournisseurs anticipent un marché incertain.
Testachats déconseille de se précipiter actuellement sur un nouveau fixe
Pour les consommateurs qui envisagent maintenant de passer d’un contrat variable à un nouveau contrat fixe, l’organisation recommande la prudence.
Les prix fixes actuels sont déjà élevés.
Un nouveau fixe ne deviendrait réellement avantageux que si les prix du marché continuaient ensuite à augmenter fortement et restaient élevés pendant une longue période.
Or cette évolution future ne peut pas être garantie.
Bruxelles connaît aussi de fortes variations
À Bruxelles, le nombre de contrats fixes disponibles est plus limité.
Mais Testachats observe là aussi d’importants mouvements de prix.
En octobre, certains contrats d’électricité fixe ont enregistré des hausses mensuelles supérieures à 20 %.
Pour certains contrats de gaz, la hausse a dépassé 30 %, tandis que d’autres fournisseurs ont au contraire légèrement réduit leurs prix.
L’écart entre offres reste donc essentiel à examiner.
Le prix du kWh n’est pas le seul élément de la facture
Une facture d’énergie comprend plusieurs composantes.
Le prix de l’énergie elle-même en constitue une partie, mais d’autres frais, tarifs de réseau, taxes et contributions peuvent intervenir.
Lorsqu’on compare deux contrats, il vaut donc mieux regarder le coût annuel estimé complet pour son propre profil de consommation.
Les réductions commerciales peuvent aussi brouiller la comparaison
Certaines offres affichent des réductions conditionnelles.
Une promotion attractive peut par exemple dépendre du maintien du contrat pendant une certaine durée ou d’autres conditions.
Depuis octobre, de nouvelles règles encadrent également la manière dont certaines réductions sont présentées aux consommateurs.
Le montant annuel réellement payé reste donc le chiffre le plus utile à comparer.
La consommation du ménage change énormément le résultat
Les chiffres publiés par Testachats reposent sur des profils moyens.
Une petite habitation bien isolée consommant très peu de gaz ne subira évidemment pas le même impact qu’une grande maison ancienne.
De même, un ménage disposant de panneaux solaires peut avoir un profil électrique très différent.
Il faut donc éviter d’appliquer automatiquement le montant de près de 1 000 € à chaque foyer.
L’hiver sera particulièrement surveillé
Pour le gaz, la plus grande partie de la consommation se concentre pendant la saison de chauffe.
Les mouvements de prix à l’approche de l’hiver peuvent donc peser fortement sur les décisions des ménages.
Les consommateurs disposant d’un contrat variable verront l’évolution dépendre de la formule d’indexation prévue dans leur contrat.
Trois choses à vérifier avant de changer
Avant de signer une nouvelle offre, il est utile de comparer le coût annuel total estimé.
Il faut ensuite vérifier si le contrat actuel est fixe ou variable et à quel prix il a été conclu.
Enfin, les éventuelles promotions et leurs conditions doivent être examinées avant de prendre une décision.
Les prix fixes de l’énergie ont donc fortement changé en quelques mois. Pour un ménage moyen, signer aujourd’hui un nouveau contrat fixe peut représenter presque 1 000 € de plus par an qu’au printemps. Mais la situation cache aussi de très grands écarts entre fournisseurs. Le réflexe le plus important n’est donc pas de passer automatiquement au fixe ou au variable : c’est de comparer son contrat actuel avec les offres réellement disponibles avant de changer.