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Actualité Belgique

Énergie en Belgique : le tarif social augmente fortement depuis le 1er octobre

Une nouvelle hausse est entrée en vigueur pour les ménages bénéficiant du tarif social de l’énergie. Depuis le 1er octobre 2026, le tarif social de l’électricité augmente en moyenne de 7 %, tandis que celui du gaz naturel et de la chaleur progresse de 11,4 %. Sans le mécanisme de plafonnement prévu pour protéger les bénéficiaires, la hausse du gaz aurait été beaucoup plus importante.

Les nouveaux montants ont été fixés par la Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz, la CREG.

Ils s’appliquent pendant tout le quatrième trimestre, du 1er octobre au 31 décembre 2026.

Pour les ménages concernés, cette révision arrive au début de la période automnale, lorsque la consommation d’énergie commence généralement à augmenter.

+11,4 % C’est la hausse du tarif social du gaz naturel et de la chaleur par rapport au troisième trimestre 2026.

L’électricité augmente également

Pour l’électricité, la hausse moyenne atteint 7 % par rapport au trimestre précédent.

Mais tous les types de compteur ne connaissent pas exactement la même évolution.

Le tarif d’un compteur simple augmente de 7,7 %.

Pour un compteur bihoraire, le tarif de jour reste pratiquement stable, avec une hausse d’environ 0,2 %.

En revanche, le tarif de nuit augmente de 10 %.

Le tarif exclusif nuit progresse lui aussi de 10 %.

+7,7 % pour le tarif d’électricité avec compteur simple.
+0,2 % pour le tarif bihoraire de jour.
+10 % pour le tarif bihoraire de nuit.
+10 % pour le tarif exclusif nuit.

Voici les nouveaux tarifs applicables jusqu’à fin décembre

Les montants publiés pour le quatrième trimestre 2026 sont exprimés par kilowattheure.

Type d’énergie / compteur Tarif social
Électricité – compteur simple 26,851 c€/kWh
Électricité – bihoraire jour 26,851 c€/kWh
Électricité – bihoraire nuit 25,660 c€/kWh
Électricité – exclusif nuit 22,214 c€/kWh
Gaz naturel et chaleur 6,082 c€/kWh

Ces montants comprennent une TVA de 6 %.

D’autres éléments réglementaires peuvent toutefois encore apparaître sur la facture selon l’énergie, la région et la situation du client.

Le tarif social est identique chez tous les fournisseurs d’énergie. Changer de fournisseur ne modifie donc pas le tarif social réglementé auquel un bénéficiaire a droit.

Pourquoi les prix augmentent-ils maintenant ?

La CREG explique cette hausse par l’évolution des prix sur les marchés de gros de l’énergie.

Entre mai et août 2026, les cotations de l’électricité et surtout celles du gaz naturel ont augmenté.

Le tarif social suit ces évolutions avec un certain décalage.

Les mouvements observés sur les marchés pendant l’été se retrouvent donc maintenant dans les tarifs applicables au dernier trimestre de l’année.

Le gaz aurait pu augmenter de 43,7 %

C’est probablement le chiffre le plus spectaculaire publié par la CREG.

Sans le mécanisme de plafonnement, le nouveau tarif social du gaz naturel et de la chaleur aurait augmenté de 43,7 % par rapport au troisième trimestre 2026.

La hausse réelle appliquée est finalement limitée à 11,4 %.

Sans le plafond, la hausse aurait été beaucoup plus brutale

Les prix calculés à partir du marché auraient entraîné une augmentation de 43,7 % du tarif social du gaz en seulement un trimestre.

Par rapport à la moyenne des quatre trimestres précédents, la hausse théorique aurait même atteint 61,2 %.

C’est l’application du mécanisme légal de plafonnement qui limite finalement l’augmentation à 11,4 %.

Le plafonnement joue aussi pour certains tarifs d’électricité

Le même principe protège également certaines catégories de consommateurs d’électricité.

Sans intervention, le tarif bihoraire de nuit aurait augmenté de 15,1 %.

Le tarif exclusif nuit aurait progressé de 17,4 %.

Le plafond trimestriel limite finalement ces deux augmentations à 10 %.

+15,1 % hausse théorique du tarif bihoraire nuit avant plafonnement.
+10 % hausse réellement appliquée après plafonnement.
+17,4 % hausse théorique du tarif exclusif nuit.
+10 % hausse finalement autorisée.

Comment fonctionne le tarif social ?

Le tarif social est un prix réglementé destiné à certaines personnes ou certains ménages répondant aux conditions prévues par la législation.

Contrairement aux contrats commerciaux classiques, son montant n’est pas librement fixé par le fournisseur.

C’est la CREG qui calcule périodiquement les tarifs applicables.

Le tarif est ensuite identique quel que soit le fournisseur d’énergie du bénéficiaire.

Le tarif est recalculé tous les trois mois

Les montants ne restent donc pas identiques pendant toute l’année.

La CREG procède à une nouvelle fixation chaque trimestre.

Les prix appliqués entre octobre et décembre pourront donc à nouveau évoluer à partir du 1er janvier 2027.

La direction dépendra notamment de l’évolution des marchés de gros au cours des prochains mois ainsi que du fonctionnement des mécanismes de plafonnement.

Ce n’est pas la première hausse de 2026

Le tarif social de l’énergie avait déjà connu plusieurs adaptations cette année.

Au deuxième trimestre, l’électricité avait augmenté de 2,6 % et le gaz naturel de 5,1 % par rapport au trimestre précédent.

Au troisième trimestre, l’électricité avait encore augmenté en moyenne de 1,4 %.

Le gaz avait connu une hausse nettement plus importante, limitée à 15 % après application du plafonnement.

La hausse du quatrième trimestre arrive donc après plusieurs adaptations successives du tarif social au cours de l’année 2026.

Pourquoi le montant de la facture varie malgré un tarif identique ?

Deux ménages bénéficiant du même tarif social ne paient évidemment pas nécessairement la même facture annuelle.

Tout dépend d’abord de leur consommation.

Une habitation chauffée au gaz avec une consommation élevée sera plus sensible à une hausse du prix du kilowattheure qu’un petit logement consommant peu.

Le type de compteur électrique joue lui aussi un rôle.

Un ménage utilisant beaucoup d’électricité la nuit sera davantage touché par l’augmentation de 10 % du tarif nocturne.

L’hiver rend la hausse plus visible

Le quatrième trimestre correspond également au retour de la saison de chauffe.

Pour les logements chauffés au gaz, une grande partie de la consommation annuelle se concentre entre l’automne et la fin de l’hiver.

Une hausse du tarif à cette période peut donc avoir davantage d’effet qu’une hausse identique pendant les mois d’été.

L’impact final dépendra néanmoins de la météo, de l’isolation du logement et des habitudes de consommation.

Comment vérifier si le tarif social est bien appliqué ?

La CREG fixe le prix, mais elle ne décide pas elle-même quelles personnes ont droit au tarif social.

Cette question relève des règles administratives appliquées par les autorités compétentes.

Pour les personnes bénéficiant du tarif social, il est utile de vérifier régulièrement que celui-ci apparaît correctement sur les factures d’acompte et de régularisation.

En cas de changement de fournisseur, de déménagement ou de modification de situation, une vérification peut également être utile.

Le tarif social reste néanmoins protégé des hausses extrêmes

L’augmentation actuelle peut sembler importante, surtout pour le gaz.

Mais les chiffres publiés par la CREG montrent aussi l’effet concret des mécanismes de protection.

Une progression de 43,7 % du gaz en trois mois aurait constitué un choc beaucoup plus important pour les ménages concernés.

Le plafonnement transforme donc une hausse potentiellement très brutale en une augmentation plus progressive.

À retenir : du 1er octobre au 31 décembre 2026, le tarif social augmente en moyenne de 7 % pour l’électricité et de 11,4 % pour le gaz naturel et la chaleur. Les pourcentages sont calculés par rapport au troisième trimestre 2026. Les montants sont révisés par la CREG tous les trois mois.

Pour les ménages bénéficiant du tarif social, l’automne commence donc avec une nouvelle hausse des prix de l’énergie. L’électricité augmente en moyenne de 7 % et le gaz de 11,4 %. Mais derrière ces chiffres se cache un élément important : sans les plafonds prévus par le système, certaines augmentations auraient été beaucoup plus fortes. La prochaine révision interviendra au début de 2027 et dépendra à nouveau de l’évolution des marchés de l’énergie.