Appels payants en Belgique : une nouvelle règle doit enfin annoncer le prix avant que la facture ne commence
Trouver rapidement le numéro d’un médecin, d’un commerce ou d’une administration par téléphone peut parfois coûter beaucoup plus cher qu’on ne l’imagine. La Belgique a donc approuvé de nouvelles règles pour les services de renseignements téléphoniques payants : le tarif maximal devra être annoncé au début de l’appel et la facturation ne pourra commencer qu’après un signal sonore.
Internet a remplacé une grande partie des anciens annuaires téléphoniques.
Mais ces services n’ont pas complètement disparu.
Des milliers de personnes continuent chaque année à utiliser des numéros comme le 1307 ou d’autres services similaires.
Le problème : le prix exact de l’appel n’était pas toujours évident avant de recevoir la facture.
Le prix peut varier selon l’opérateur
Une difficulté particulière vient du fait que le coût ne dépend pas toujours uniquement du service appelé.
Le tarif peut également varier selon l’opérateur téléphonique du consommateur.
Selon les ministres chargés du dossier, une minute peut coûter entre 0,30 € et 3 € selon la situation.
Cinq minutes peuvent donc atteindre 15 €
À trois euros la minute, un appel de cinq minutes peut représenter 15 €.
Pour une personne qui pensait simplement obtenir un numéro de téléphone, la surprise peut être importante sur la facture suivante.
Le nouveau système commence par un message gratuit
Les nouvelles règles prévoient une étape supplémentaire avant que l’appel devienne payant.
Dès le début, un message devra annoncer le tarif utilisateur final le plus élevé applicable.
Le message devra également préciser que la facturation ne commence qu’après un signal sonore.
Le signal sonore devient la frontière
Le principe est simple.
Avant le bip : l’appelant reçoit l’information sur le prix.
Après le bip : le service devient payant.
Cela crée un moment clair où le consommateur sait qu’il accepte de poursuivre.
Avant : le prix pouvait être découvert surtout sur la facture
C’est précisément ce que le gouvernement souhaite éviter.
Une personne pouvait utiliser le service, rester plusieurs minutes en ligne et constater seulement ensuite le coût réel de l’appel.
Désormais, le tarif maximal doit être connu avant que le compteur ne commence.
Quels numéros sont concernés ?
Les services cités par les autorités comprennent notamment le 1307 en français et le 1207 en néerlandais.
D’autres services privés comme le 1313 ou le 1212 existent également.
Ils permettent notamment de rechercher le numéro d’une entreprise, d’une administration ou d’un particulier répertorié.
Certains permettent même le transfert direct
Une fois le numéro trouvé, certains services peuvent proposer de transférer directement l’appel.
Ce fonctionnement est pratique, mais il peut aussi prolonger la durée facturée.
C’est pourquoi connaître les conditions tarifaires avant de continuer devient particulièrement important.
Ces services sont encore beaucoup utilisés
Même si les moteurs de recherche ont profondément réduit leur utilisation, les renseignements téléphoniques conservent un public.
Selon les données communiquées autour de la réforme, environ 750 000 appels seraient encore effectués chaque année vers ce type de service.
La mesure cible donc aussi l’exclusion numérique
Pour certaines personnes, chercher un numéro dans une application ou sur un moteur de recherche est devenu évident.
Pour d’autres, le téléphone reste le moyen le plus simple d’obtenir une information.
Les ministres estiment que ces utilisateurs ne doivent pas être pénalisés par un manque de transparence tarifaire.
La protection ne signifie pas que le service devient gratuit
C’est une distinction importante.
Les numéros concernés restent des services payants.
La nouvelle règle ne fixe pas nécessairement un tarif identique pour tous les appels.
Elle oblige surtout à annoncer clairement le tarif maximal avant facturation.
Pourquoi annoncer le prix maximal ?
Le tarif peut varier selon le réseau ou l’opérateur utilisé.
Si seul un tarif minimal était annoncé, le consommateur pourrait encore payer davantage que prévu.
Le choix du tarif le plus élevé doit donc permettre de connaître le scénario le plus coûteux applicable.
D’autres numéros surtaxés existent en Belgique
Les services de renseignements ne sont pas les seuls appels qui peuvent coûter davantage.
L’IBPT rappelle que certains numéros 070 et de la série 0900 sont également soumis à des tarifs spéciaux.
Selon le type de numéro, les plafonds peuvent varier fortement.
Il est même possible de demander à son opérateur de bloquer gratuitement l’accès à certaines catégories de numéros surtaxés.
Que faire lorsqu’un numéro semble inhabituel ?
Avant d’appeler, il peut être utile de rechercher le tarif ou de vérifier s’il existe un numéro classique alternatif.
Pour une administration ou une entreprise, un site officiel peut parfois fournir un numéro ordinaire moins coûteux.
Si le service annonce un prix jugé excessif, la nouvelle règle doit permettre de raccrocher avant facturation.
La mesure ne supprime donc pas les services payants, mais elle change une chose essentielle : le consommateur doit savoir ce que l’appel peut lui coûter avant de commencer à payer. Pour les personnes qui utilisent encore les renseignements téléphoniques, un simple signal sonore devrait désormais éviter certaines mauvaises surprises sur la facture du mois suivant.